Ovation à l'assemblée

Assemblée : Une députée de droite ovationnée par la gauche !


Chantal Brunel a posé une question sur la réforme des niches fiscales pour les ménages aisés, ce qui a réjouit les bancs socialistes. Extraits

http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,3821294,00-deputee-droite-ovationnee-par-gauche-.html

# Posté le mercredi 16 avril 2008 14:25

Modifié le jeudi 17 avril 2008 01:27

Michel Charasse suspendu du PS

Non, non, ce n'est pas le bordel dans ma fédération :



Le sénateur Michel Charasse a été suspendu mardi du PS, après avoir soutenu un candidat à la présidence du conseil général du Puy-de-Dôme qui n'était pas celui choisi par les militants socialistes, a annoncé Bruno Le Roux, responsable des élections au PS.
Cette décision, prise par le bureau national, fait suite à un vote de la fédération PS du Puy-de-Dôme demandant le 11 avril l'exclusion de 18 conseillers généraux, dont Michel Charasse. Ces conseillers avaient voté pour Jean-Yves Gouttebel, réélu le 20 mars à sa propre succession à la présidence du conseil général, alors que les militants socialistes avaient choisi Michèle André, vice-présidente PS du Sénat.

Interrogé par l'AFP, M. Charasse, 66 ans, ancien ministre du Budget et figure de la mitterrandie, n'a pas souhaité réagir.

Le BN a pris trois décisions, a précisé M. Le Roux. "Il a confirmé l'exclusion de Jean-Yves Goutebel". Il a aussi décidé de "suspendre tous les conseillers généraux qui aujourd'hui ne font pas partie du groupe socialiste qui est reconnu par la fédération" de ce département.

Cette sanction, a-t-il expliqué, tombera donc "automatiquement à partir du moment où ils rejoindront le groupe socialiste et se désolidariseront de l'actuel président du conseil général".

Mais s'ils ne rallient pas ce groupe socialiste, "il n'y a pas de possibilité d'appartenance au PS", a dit M. Le Roux.

Le BN a enfin décidé "l'envoi d'une mission la semaine prochaine pour essayer de trouver des voies de sortie de crise", a encore dit M. Le Roux.

Source : AFP
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# Posté le mercredi 16 avril 2008 12:20

Vincent Peillon: «Nicolas Sarkozy va droitiser encore sa politique»

Vincent Peillon: «Nicolas Sarkozy va droitiser encore sa politique»


Le responsable socialiste, proche de Ségolène Royal, dénonce "l'improvisation" du gouvernement, des réformes qui «touchent les plus faibles». Pour le prochain congrès du PS, «il faut définir une orientation politique, une stratégie d'alliance et un leadership. Les trois vont de pair».

Annonce d'une politique de rigueur, couac sur la carte famille nombreuse, possible désengagement de l'Etat sur les lunettes... Jusqu'où pensez-vous que le gouvernement est-il prêt à aller ?
Il y a déjà un problème de gouvernance depuis le début. On a l'impression que les choses sont improvisées. Tout ces annonces, on ne sait pas si ce sont vraiment des intentions du gouvernement, et si ça l'est, c'est démenti. Tout cela n'est pas sérieusement traité. Etant donné nos perspectives de croissance, c'est inquiétant. Il ne faut pas inquiéter les Français ni ceux qui investissent en économie. Sur le fond, chaque fois qu'il s'agit d'évoquer les économies – et pourquoi pas en faire – les intentions du gouvernement visent directement les personnes qui ont le plus besoin d'investissement, de soutien. Ce sont les plus en difficulté qui supportent le poids des réformes. Les réformes ne peuvent passer que s'il elle paraissent justes.

Peut-on parler de casse de l'Etat-providence ?
Incontestablement, il y a l'idée que les difficultés de la France sont liées aux mécanismes de solidarité. Ce sont sur ces mécanismes qu'on veut agir pour retrouver de la compétitivité. C'est une doctrine libérale extrémiste qui est démentie par les faits. Les pays qui font de la croissance sont capables de concilier les sécurités collectives et individuelles.
Il y a une réforme nécessaire de l'Etat-providence. Ça ne fonctionne plus comme ça devrait fonctionner. Il n'atteint plus ses objectifs en terme de sécurité et de solidarité. Mais les réformes du gouvernement ne vont pas dans le bon sens. Il faut un accroissement de l'investissement public dans ce qui est de l'ordre de la prévention. Il faut agir sur les mécanismes à l'origine des inégalités, et non uniquement sur la réparation. Sur le plan scolaire, il faut investir sur la petite enfance. Il faut simplifier les mécanismes administratifs.

Sur le mouvement lycéen, on a l'impression d'avoir assez peu entendu le PS...
Si, on a entendu le PS, notamment quand a été voté budgétairement la réforme. Aujourd'hui, on l'entend encore, mais il y a aussi les élèves, les professeurs, les élus locaux. Dans cette réforme, les choses n'ont pas été négociées. On ne comprend pas à quoi cela sert. Et là où se font les suppressions, ce sont dans les endroits où on a le plus de besoin. C'est souvent en contradiction avec le plan banlieue. Après, il est vrai qu'on pourrait faire des réformes dans l'Education nationale. Mais il faut montrer qu'elles sont utiles et efficaces, les inscrire dans un projet, que ce ne soit pas simplement une lecture idéologique. Actuellement, il n'y a aucun discours sur l'école, juste un discours de comptable, sur l'économie à faire.

Le système de sanction pour les chômeurs qui refusent deux emplois «valables» est-il juste ?
Le problème, ce n'est pas de sanctionner les chômeurs, mais de les accompagner, de la former. On se rend compte que le problème est d'abord de créer un service public de l'emploi efficace. Ce n'est pas une bonne façon d'entrer dans le sujet. Il faut un regroupement aussi des l'Unedic et des Assedic, mais avec les moyens, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Mais doit-on sanctionner les chômeurs ?
Il n'est pas scandaleux de dire à des gens qu'ils doivent accepter des emplois, mais il faut voir quelle est, derrière, la définition d'un emploi «valable». Là, ce sont les questions de mobilité qui entrent en jeu. Si on vous appelle pour un poste à temps partiel, avec un trajet lointain à faire en mobylette, ça pose problème.

Nicolas Sarkozy bénéficie-t-il d'un certain état de délabrement de la gauche, notamment au PS, en dépit des victoires aux municipales ?
Je ne crois pas qu'il y ait un état de délabrement de la gauche. Après, la conséquence que Nicolas Sarkozy tire des municipales, c'est de droitiser encore sa politique. Le sentiment de la droite est que son électorat ne s'est pas mobilisé. Elle veut donc créer l'affrontement, ce qui lui est utile. Cela plait aussi à ceux de droite qui pensent que l'ouverture ne marche pas.

Les batailles de personnes au parti socialiste ne laissent-elles pas aussi le champ libre à Nicolas Sarkozy ?
Le PS va devoir se mettre en ordre de bataille au niveau national. On doit être capable d'avoir un vote de projet. Dans le congrès, il faut définir une orientation politique, une stratégie d'alliance et un leadership. Les trois vont de pair. Pour trancher les débats, il faut une autorité. Il faudra réaliser ces trois objectifs lors du congrès.

Pierre Moscovici prépare avec Arnaud Montebourg une contribution en vue du congrès, et affirme refuser un courant «anti-Ségolène». En tant que soutien de Ségolène Royal, le croyez-vous ?
Toute attitude qui consiste à dire il faut un projet est bonne. On ne construit rien de solide sur des rejets. Les options doivent être des options sur le fond. Moi, je pense que le PS a besoin d'un leadership fort. Il faut une personnalité capable de créer une dynamique, c'est pour cela que je soutiens Ségolène Royal.

Et comment voyez-vous le rapprochement d'Arnaud Montebourg, avec qui vous dirigiez le NPS au sein du Parti socialiste, avec Pierre Moscovici ?
Il y a peu de temps, il était avec Ségolène Royal, après avec Bartolone et Combabelis si j'ai bien compris, maintenant avec Moscovici, et il déclare que s'il doit choisir, ce sera Ségolène Royal. Après une période confuse, les choses évoluent dans le bon sens.
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# Posté le mardi 15 avril 2008 14:14

Ségolène devant Sarkozy, et à gauche devant Delanoë

Ségolène devant Sarkozy, et à gauche devant Delanoë
Le duel de popularité (et pas d'intentions de vote) Royal-Sarkozy est remporté, pour la première fois depuis avril 2007, par la vaincue du second tour présidentiel: 50% contre 44%. En janvier elle était distancée de 10 points par le chef de l'Etat (53% contre 43%).

Près de trois Français sur dix (29%) souhaitent voir le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë désigné comme Premier secrétaire de son parti, devant Ségolène Royal (26%) [Pas beaucoup d'écart, notons... hyper significatif], selon un sondage Ifop pour "Paris-Match" à paraître jeudi.

Si Bertrand Delanoë est distancé par Ségolène Royal chez les sympathisants socialistes qui la préfèrent à 38% (29% pour Delanoë). [Ah bin là, quand même plus d'écart !!]

La maire de Lille Martine Aubry arrive en troisième place, avec 13% chez l'ensemble des Français et 12% chez les sympathisants socialistes. [Tsss.... elle n'a pas fait long feu]
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# Posté le mardi 15 avril 2008 14:04

Modifié le mercredi 16 avril 2008 06:52